Aller au contenu principal

Girardin agricole et industriel reposent sur le même article 199 undecies B mais financent des biens différents. Comparatif de la nature des projets, de la structure juridique et des risques pour choisir en connaissance de cause.

Le Girardin agricole et le Girardin industriel reposent sur le même article du Code général des impôts et le même principe : financer un bien productif en Outre-Mer contre une réduction d'impôt « one-shot ». Ce qui les sépare, c'est la nature du bien financé et le profil des opérations.

Le socle commun aux deux dispositifs

Les deux partagent le même cadre, l'article 199 undecies B du Code général des impôts, et la même mécanique :

  • Un investissement productif neuf réalisé et exploité Outre-Mer.
  • Un apport à fonds perdus : il ne produit ni loyer, ni dividende, ni plus-value. Le seul gain est l'avantage fiscal.
  • Une réduction d'impôt one-shot, obtenue l'année suivant le versement, qui peut dépasser le montant de l'apport.
  • Un engagement de 5 ans : le bien doit rester exploité, sous peine de remise en cause de l'avantage.

Tableau comparatif

CritèreGirardin industrielGirardin agricole
Article du CGI199 undecies B199 undecies B (même article)
Nature du bienMatériel industriel, commercial ou artisanalBiens à usage agricole : matériel, plantations, cheptel, aménagements (irrigation, pistes)
Structure juridique fréquenteSouvent SNCSouvent SAS
Responsabilité de l'investisseurSolidaire des dettes en SNCLimitée à l'apport en SAS
Mécanisme fiscalRéduction one-shot, fonds perdus, 5 ansRéduction one-shot, fonds perdus, 5 ans

La structure juridique (SNC ou SAS) dépend du montage retenu par l'opérateur, pas du caractère agricole ou industriel. Vérifiez toujours la forme de la société de portage avant de souscrire : c'est elle qui détermine votre niveau de responsabilité.

Lequel choisir selon votre profil ?

Il n'y a pas de « meilleur » dispositif dans l'absolu : le bon choix dépend de votre tolérance au risque et du sérieux de l'opération. Pour une responsabilité limitée à l'apport, une opération en SAS (fréquente en agricole) est indiquée. Dans tous les cas, la qualité du monteur, la solidité de l'exploitant et l'existence d'une garantie de bonne fin pèsent plus que l'étiquette « agricole » ou « industriel ».

En résumé

Même loi, même réduction one-shot, même engagement de 5 ans : la différence tient à la nature du bien et à la structure juridique. Le critère décisif reste le sérieux du montage.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. L'investissement Girardin comporte des risques (apport à fonds perdus, requalification fiscale).